À propos

ALUNAYA

artiste multi-disciplinaire 🎨📷🎥📝

Biographie

Anciennement connue sous les noms de « Kaysha » (2003-2009), « KhaciJay » (2009-2016), « Jessica VALOISE » (2016-2021), ALUNAYA vous invite aujourd’hui dans son multivers où l’Art est le message.

Citoyenne du monde, ALUNAYA naît en 1989 dans un milieu multi-culturel, autant par sa cellule familiale que par son village natal, avec une soif innée d’apprendre, de comprendre et de créer. Diplômée en 2009 en Lettres et Sciences Humaines spécialité Psychologie, elle choisit finalement la poésie et l’esthétisme pour exprimer son intérêt et sa curiosité pour le monde, à travers la peinture, la photographie, la vidéo et l’écriture.

Lauréate du programme Résidence Regard sur Montréal 2022 du Conseil des Arts de Montréal, ALUNAYA est également nommée Exploratrice-Reporter par Village Monde en 2018 et Exploratrice en Terres Solidaires en 2017, lauréate du programme Portrait de Photographe 2017-2018 de la Maison de la Photo de Montréal, et lauréate du Prix du Public de peinture avec MTL en Arts en 2015.

Démarche artistique

Mes sources d’inspirations sont aussi variées que mes origines ethniques et sociales, que mes voyages et explorations en tant que nomade durant près de dix ans. Du classique au hip-hop, de Mondrian à Basquiat, de Paris à Rivière-Pilote, j’ai toujours eu ce besoin, cette nécessité, d’être stimulée, d’apprendre.

Cela s’est manifesté dès l’âge de cinq ans par l’écriture suite à ma passion pour les livres et les mots, par la musique via la pratique du piano et de la danse, et par le dessin et la peinture. Je pratique encore aujourd’hui chacun de ces arts, en plus de la photographie depuis 2010, et de la vidéo depuis 2013. Créer est pour moi une façon d’exister, une façon d’être au monde, une façon d’être libre.

Une autre de mes passions est l’Humain : le monde, les sociétés, les mécanismes d’organisation et d’adaptation, les spiritualités, les croyances, l’Univers… Cela m’a poussé à étudier les sciences humaines et sociales spécialisées en psychologie, durant trois ans. C’est donc assez naturellement que ces thèmes se retrouvent dans mes créations, qu’elles soient picturales ou cinématographiques. Aujourd’hui, et notamment depuis mon immigration au Québec et mes quelques années de nomadisme, le thème de l’identité est récurrent, en gardant toujours un lien avec ce qui différencie l’Humain de toute autre espèce vivante, l’Art, et donc sa capacité créative.

En cinéma, je l’aborde sous forme expérimentale, mêlant poésie, sonorités minimalistes, et images à la limite de l’abstraction, grâce à des plans très rapprochés et des couleurs dénaturées. Mais aussi sous forme plus artisanale d’auto-portraits, où je mets en scène mes réflexions, observations et explorations.

En peinture, le thème de l’identité est abordé autant dans le fond que dans la forme. En utilisant des pigments d’indigo, du café, du cacao, du sucre, sur des toiles de coton, j’utilise les cinq principales exploitations de la traite négrière, commerce et crime contre l’humanité qui me donne aujourd’hui mon identité d’Africaine de la Caraïbe de l’île de Jouanacaeira. Je les (ré)utilise, dans un désir de transformation, presque alchimique, de leur charge historique. En peignant des « silhouettes », ou « ombres », disproportionnées, irréelles en bleu très foncé presque noir, sur des paysages tout aussi irréels dans des tons indigo – jaune – marron, je lâche totalement prise sur l’intellectualisation en retranscrivant des visions nocturnes et astrales.

Bien que l’abstrait, ou le semi-abstrait, a ma préférence visuelle et esthétique, c’est aussi une forme que je choisis délibérément pour la liberté qu’il offre, autant pour moi en tant que créatrice, que pour la personne à qui l’oeuvre est donnée à voir. La liberté d’interpréter, la liberté de ressentir.

« Seule l’inspiration est créatrice, et celle-ci est personnelle.
Or, pas de personnalité sans liberté. »
Jean-Charles Harvey

L’Art représente pour moi la seule et unique forme de liberté. Finalement, bien que beaucoup de thèmes me passionnent et m’inspirent, s’il ne devait en rester qu’un, s’il n’y en avait qu’un seul que je devrais poursuivre du début à la fin, ça serait sans aucun doute, la liberté. En poursuivant ce but, c’est certain qu’il m’amène à vivre ma multi-disciplinarité de plus en plus pleinement. C’est ainsi que ma carrière artistique évolue tout naturellement vers un croisement et un mélange de mes différentes pratiques.